Aujourd’hui, je me fais un trou en un

by | 7 Aug, 2018

Golf GTI performance 2018

Depuis que j’ai commencé à m’improviser chroniqueur automobile, les gens ont très vite pris l’habitude de me demander – avant de savoir comment je vais – quelle est ma voiture préférée. Ça fait 12 ans que j’écris des chroniques sur la bourse et soudainement, je m’occupe de voitures et tout le monde se fout totalement de la bourse, des changes et de la couleur du Bitcoin.

Je dois reconnaître que rouler le long de la côte Amalfitaine au volant d’une Porsche Targa a quelque chose de plus sexy que passer sa journée derrière une dizaine d’écrans qui clignotent – je ne l’ai jamais faite (la côte Amalfitaine) mais si Porsche est dispo pour prêter une 911, je suis preneur.

Toujours est-il que chaque fois que je rencontre quelqu’un – l’éternelle question me retombe dessus : « Alors, c’est quoi ta voiture préférée ». Habituellement je me tue a essayer d’expliquer que « ça dépend par que ça dépend, ça dépasse ». Oui, qualifier une voiture de « parfaite », ça a quand même quelque chose à voir avec ce que vous attendez.

Imaginez, si vous voulez aller frimer dans les parkings des boîtes à la mode et que vous vous pointez avec  une Renault Scénic Diesel de 2008, votre retour à la maison risque d’être solitaire ou alors à la limite avec une dame de la fondation des parkings qui aura eu pitié de vous. Dans ce cas-là, il va falloir se dépasser un peu plus et trouver un truc plus original, type Audi RS3 si vous n’êtes qu’un pauvre employé d’une banque qui a pignon sur rue ou alors une Bentley Continental GT  – qui n’est qu’une copie « britannisée » de la BMW haut de gamme. Avec ça, ça devrait mieux se passer.

Et puis si vous voulez aller chez Ikea, il va falloir renoncer à la Mazda MX-5, à moins que vous n’alliez là-bas que pour acheter 3 packs de 12 bougies absolument indispensables pour « chiller-out » sur votre terrasse. Là, il va falloir passer à autre chose. Et puis si vous êtes collectionneur de Bouviers Bernois, il ne servira à rien de se pointer chez Lambo pour acheter la dernière Hurracan Performante, mais il faudra plutôt vous rendre chez Peugeot, mais du côté « utilitaires ». Un joli Peugeot Partner sera parfaitement seyant pour sortir le week-end et acheter les 14 sacs de croquettes hebdomadaires nécessaires…

Vous comprendrez donc aisément où je veux en venir ; la voiture parfaite n’existe pas. Pourtant, l’autre jour en revenant de mon week-end en Golf GTI Performance, je n’étais pas loin de me dire que je l’avais trouvée. D’ailleurs je l’ai peut-être trouvée.

D’abord il faut reconnaître que la Golf GTI, c’est pas le modèle le plus récent qui existe dans le monde automobile, c’est bien simple, le concept est presque aussi vieux que moi. C’est dire. Cette fois Volkswagen a payé un coach de remise en forme qui l’a mis au véganisme et au jus d’épinards, le résultat est époustouflant. La belle a une robe retouchée, une calandre agressive et des jantes spectaculaires.

Quand vous rentrez dedans, vous vous dites que les ingénieurs du centre de l’Allemagne ont largement emprunté ce qui fait le succès de certaines marques de luxe associées à Volkswagen (Audi pour ne pas la citer). La technologie est bien présente, encore un peu plus que dans la Polo (voir essai précédent) et la Up Gti (essai encore précédent). Forcément, c’est la grande sœur de la fratrie. Les écrans tactiles et les compteurs digitaux sont bien présents, la déco intérieur s’inspire de la lignée Golf et on retrouve donc le tissu à carreaux qui ne ferait pas rougir William Wallace ou Conrad McLeod, mais c’est surtout ce sentiment de terrain conquis. Ce sentiment de déjà vu. Mais en mieux qui me frappait d’entrée.

Je vous avoue que ce n’est pas la première fois que je roule Golf GTI, probablement que j’ai même roulé à peu près toutes les générations et en posant mon séant dans celle-ci, je dois dire que je me suis retrouvé comme à la maison. Mais en plus récent, en plus moderne, en plus beau, en plus propre, en plus allemand, en plus mieux bien.

Une fois que je me fus imprimé l’esprit Golf – ce qui se fait assez rapidement tellement tout est au bon endroit… Bien que j’avoue platement n’avoir pas cherché trop longtemps comme fonctionnaient les modes de conduite. Vous savez depuis le début de ces chroniques que mon truc c’est pas trop le mode « éco » ou le mode « city » ou « ennuyeux » comme on dit chez moi. Non, moi c’est « mode sport » ou rien.

Donc je n’ai pas cherché.

Grosse erreur, parce que pensant que j’étais en mode sport, je suis parti dans les Alpes Bernoises et après m’être retrouvé en travers dans plusieurs virages en voulant dépasser une Suzuki Swift de 1934, m’être puissamment énervé contre les ingénieurs de Wolfsburg, les maudissant d’avoir fait un mode « sport » aussi mou et survireur, j’ai constaté benoîtement que j’était en mode « confort ».

Après m’être arrêté pendant 10 minutes pour pleurer de mon incompétence et me flageller avec des orties pour me punir de cette erreur impardonnable, je remontais dans mon destrier avec la ferme intention de voir une fois pour toute ce qu’elle avait dans le ventre ou sous le capot en l’occurrence, pas un  moteur électrique en tous les cas.

Dès les premiers 153 mètres j’avais le sentiment que le joli petit veau qui m’avait transbahuté jusqu’au lac de Thoune venait instantanément de se transformer en méchant bison pas content parce que les indiens venait de tuer son fils avec des arcs et des flèches. L’agressivité du 2 litre de 245 chevaux donnait immédiatement envie de se refaire à peu près tous les cols de la régions dans les deux sens. Malheureusement les petites voitures bleues avec des appareils photos posés au bord de la route m’obligeaient à écourter l’escapade. Ou tout au moins à se la faire version soft.

Néanmoins la boîte à vitesse DSG à 7 rapports m’a fait une forte impression et la coordination du « pétaradage  » de l’échappement à chaque changement imperceptible de rapport lui donnait un charme et des flatulences fort agréables, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Là enfin, je retrouvais « MA » Golf en tenue de route et surtout en sortie de virage – quel bonheur et là, je vous le dis tout net : « qui peut avoir envie de rouler en mode confort avec un truc pareil ? ».

En conclusion, quand on regarde l’équipement de l’animal, le prix plus que correct – les options indispensables que n’ai même pas eu le temps de tester, le GPS nécessaire, vu que je confond toujours le Nord et le Sud, l’espace intérieur et le bonheur que l’on a lorsque l’on roule avec – vu que j’ai du me faire violence pour ne pas partir faire le tour d’Europe histoire de tester mon adaptateur de prises électriques, il  se pourrait que la Golf GTI Performance soit finalement LA VOITURE PARFAITE. Alors oui, encore une fois, si vous voulez aller chercher un canapé Château d’Aix et ramener Victoria Silvstedt, ça va être compliqué, mais si vous avez moins de trois enfants en âge de ne PAS conduire et que vous ne partez pas en vacances au camping des flots bleus avec la tente et la piscine gonflable, ça devrait vous convenir parfaitement.

Personnellement, je me suis éclaté au volant de cette voiture, la version supérieure, qui possède un moteur de 310 cv est à peu près inutile à mon sens à moins de vraiment vouloir payer plus d’impôts, ce qui doit forcément mieux fonctionner outre-Sarine. Quoi qu’il en soit, je suis tombé amoureux et je pense sérieusement lui demander sa main dans les 12 mois à venir. Parce qu’après tout, la voiture parfaite, c’est toujours une question de compromis…

Je remercie vivement AMAG Genève pour m’avoir donné la chance d’enchaîner les essais avec la Polo GTI, la UP GTI et la Golf pour terminer. Le choix n’est pas facile à faire, mais disons que c’est une question de génération, mes cheveux gris conviennent mieux à la Golf. Et puis, à noter que lors de mon essai de la Golf, c’est la première fois que je ne me retrouvais pas bloqué derrière une Dacia Duster dans un col, c’est un pas de plus vers la perfection.

 

Thomas Veillet

Si vous êtes un garage, un concessionnaire, un collectionneur et que vous voudriez que l’on mette en avant votre véhicule au travers d’une chronique de ce style, n’hésitez pas à me contacter afin de convenir d’une date et d’organiser la chose… pour la modique somme de “rien du tout”. Il me faut seulement le véhiculeur un week-end afin d’avoir l’occasion de le découvrir sous toutes ses coutures, le reste n’est que du “native advertising” pour vous… 

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Aujourd’hui, je me fais un trou en un

Depuis que j’ai commencé à m’improviser chroniqueur automobile, les gens ont très vite pris l’habitude de me demander – avant de savoir comment je vais – quelle est ma voiture préférée. Ça fait 12 ans que j’écris des chroniques sur la bourse et soudainement, je m’occupe de voitures et tout le monde se fout totalement de la bourse, des changes et de la couleur du Bitcoin.

Thomas Veillet

Thomas Veillet s’est lancé un peu par hasard dans l’écriture de chroniques boursières il y a 12 ans. Depuis, la passion ayant fait son chemin, il était temps de passer à autre chose que la finance.

Depuis quelques temps, il s’est lancé dans les « chroniques auto et moto » – pour apporter de l’expérience conducteur et ne pas saouler le lecteur avec de la technique… Technique que l’on trouve sur les autres sites…

C’est avec son habituel ton décalé qu’il va essayer de vous faire partager ses aventures au volant ou au guidon. Tant que la maréchaussée lui laissera son permis.

Chroniques financières journalières de Thomas :
www.investir.ch/auteur/thomasveillet/

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