Braquage à l’allemande

by | 28 Mar, 2018

mini countryman all4 Cooper S

Ça faisait un moment que je voulais tester ce Countryman ALL4 Cooper S – j’avais déjà demandé plusieurs fois à Mini Genève de m’en prêter une, mais comme on ne m’a jamais donné l’occasion, je me suis débrouillé pour en trouver une et passer le week-end avec. L’avantage c’est que je vais pouvoir me lâcher et je n’ai plus peur de dire du mal, de toute façon, ils ne voulaient pas me la prêter.

Le week-end dernier je me suis donc ENFIN retrouvé au volant de la « soi-disant » Mini de chez BMW, parce que soyons clair, elle n’a plus rien de la Mini de l’époque qui avait servi dans « Braquage à l’italienne » – on peut éventuellement retrouver le concept du toit d’une couleur différente du reste du véhicule, mais mis à part ça, il n’y a plus rien. Actuellement la toute dernière version du Countryman – qui a encore pris plus de 15 centimètres en longueur par rapport au modèle précédent – est plus proche du BMW X3 que de l’ancienne Mini où il fallait se ranger les genoux sous le menton – sauf pour les gens de ma taille pour qui le problème de genoux ne se pose pas. En fait la Countryman ALL4 est devenu obèse.

Autant dire qu’il faut donc oublier immédiatement d’acheter ça pour se remémorer l’ancêtre.

Une fois que l’on a intégré ce paramètre, on peut monter dans le bouledogue sur-vitaminé de chez BMW – euh, de chez Mini, pardon – et puis pas « sur-vitaminé », mais vitaminé.

Esthétiquement rien n’a vraiment changé par rapport au modèle précédent, si ce n’est qu’elle a pris du volume et si l’on compare ça se ressent, par contre elle est devenue plus grosse qu’une Golf GTI, c’est même carrément un mini-SUV. L’intérieur est toujours le même, on peut ne pas aimer, mais si c’est le cas, laissez tomber, c’est le concept MINI. Un gros œil au milieu du tableau de bord vous permet de gérer à peu près tout et le gros bouton qui contrôle le tout entre les deux sièges rappelle inévitablement le concept BMW, si on avait encore un doute sur la filiation de la firme de Bavière.

Une fois la « partie gadget » terminée, le changement de couleurs lumineuses de la voiture étant l’attraction principale et il faut dire que c’est marrant le premier quart d’heure, après il est temps de passer à autre chose. La conduite par exemple.

Le modèle que j’ai eu l’occasion de tester était la version boîte automatique avec les palettes au volant. La boîte automatique de la Cooper S et ses 190 chevaux est pas mal. Molle, mais pas mal. Par contre, quand on passe aux palettes au volant, là ça devient marrant. Le Countryman ALL4 est une petite bombe sur roues qui tient très bien la route, un peu à l’image de toute la gamme. Ce côté « kart » est omniprésent.

Elle possède d’ailleurs trois mode de conduite : Sport, la Mini se durcit et les échappement sont ouverts, clairement mon préféré, allez savoir pourquoi. Le mode « entre-deux » qui est celui que vous utiliserez tous les jours pour ne pas vous faire démonter en terme de consommation et le mode VERT… Alors ça je ne peux pas vous dire, je n’ai pas essayé.

Non parce que pour être franc, acheter une Cooper S pour avoir une version économe et rouler avec un « kart à pédale » pour ne pas polluer, je ne vois pas l’intérêt. Je m’oppose donc formellement à ce mode là. Bon, c’est compris dans le prix, alors on va le garder.

J’ai donc passé mon week-end a essayé de faire déraper le Countryman dans les virages, à la fin je me suis incliné, mis à part en allant faire le clown sous les chutes de neige naissantes de ce début de printemps, je n’ai pas réussi à lui faire perdre son adhérence. C’est définitivement un kart, pour ça elle ressemble bien à sa dynastie.

Je dois dire que ce petit SUV congestionné est très attachant. Je me suis rapidement imaginé en train de choisir la couleur du mien et d’y ajouter les stickers et autre drapeaux britanniques absolument indispensable, ce qui est paradoxal pour une voiture allemande. On peut reconnaître le talent aux allemands qui ont réussi à vendre des drapeaux anglais en option pour être collés sur une voiture germanique. Churchill ne s’en serait pas remis.

Entre deux courses d’essai je me suis arrêté dans un bistrot pour faire des simulations de prix pour une voiture neuve… Une fois que la serveuse du restaurant m’eut réanimé, j’ai pu reprendre ma route… Non, parce que le modèle que j’avais sous la main coûte tout de même 40’000 Frs neuf et quand vous avez rajouté le strict nécessaire des options, comme sur toutes les allemandes, vous êtes à 60’000 balles… 60’000 balles pour une MINI, y a un truc qui joue pas, à ce stade elle devrait s’appeler la MAXI. Alors oui, quand vous avez cumulé les différents rabais et si en plus vous bossez dans une banque à Genève, ça revient quand même à des prix plus humains mais quand même.

On comprend quand même mieux pourquoi c’est toujours les Allemands qui gagnent la fin.

En conclusion, ça marche bien. Mais je me suis mis une note dans un coin : essayer la version John Cooper Works avec 231 chevaux, peut-être qu’elle n’a pas cette impression de mollesse entre 0 et 60 kilomètres heures quand on lui demande de le faire en moins de 3 minutes. Mais elle est joueuse, ça fait plaisir de rouler avec et c’est agréable. Par contre il faut admettre que ça fait de plus en plus « voiture de Madame qui va faire les courses avec » – là je vais me faire allumer, mais c’est une façon de parler. L’intérieur est relativement vaste, mais c’est la moindre avec l’embonpoint qu’elle a pris et puis le coffre est suffisamment grand pour mettre les courses dedans mais pour pas y rentrer un Saint Bernard avec les plaques valaisannes.

Mais il y a un truc qui me dérange, c’est que dans cette voiture, je me ferais retirer le permis en trois minutes. En fait comme avec toutes les autres, ce n’est donc pas un argument.

Non, pour être franc avec vous, j’ai bien aimé, mais autant avant j’aurais voulu en avoir une, autant après je préfère l’avoir en photo, sans compter que dès qu’on roule en mode kart avec les pots ouverts, on peu rapidement commencer à ouvrir la trappe à essence aussi…

Bref, je préfère la version PAS Countryman et encore plus la version anglaise finalement… La vraie version anglaise originale, d’accord elle a pas le bluetooth pour écouter les Beatles, y en a même qu’ont pas de stéréo, mais au moins le CEO ne s’appelait pas « Herr Müller » comme maintenant.

Thomas Veillet

Si vous êtes un garage, un concessionnaire, un collectionneur et que vous voudriez que l’on mette en avant votre véhicule au travers d’une chronique de ce style, n’hésitez pas à me contacter afin de convenir d’une date et d’organiser la chose… pour la modique somme de “rien du tout”. Il me faut seulement le véhiculeur un week-end afin d’avoir l’occasion de le découvrir sous toutes ses coutures, le reste n’est que du “native advertising” pour vous… 

 

Merci À mon ex-femme qui m’a prêtÉ le véhicule, vu que mini voulait pas

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Aujourd’hui, je me fais un trou en un

Depuis que j’ai commencé à m’improviser chroniqueur automobile, les gens ont très vite pris l’habitude de me demander – avant de savoir comment je vais – quelle est ma voiture préférée. Ça fait 12 ans que j’écris des chroniques sur la bourse et soudainement, je m’occupe de voitures et tout le monde se fout totalement de la bourse, des changes et de la couleur du Bitcoin.

Thomas Veillet

Thomas Veillet s’est lancé un peu par hasard dans l’écriture de chroniques boursières il y a 12 ans. Depuis, la passion ayant fait son chemin, il était temps de passer à autre chose que la finance.

Depuis quelques temps, il s’est lancé dans les « chroniques auto et moto » – pour apporter de l’expérience conducteur et ne pas saouler le lecteur avec de la technique… Technique que l’on trouve sur les autres sites…

C’est avec son habituel ton décalé qu’il va essayer de vous faire partager ses aventures au volant ou au guidon. Tant que la maréchaussée lui laissera son permis.

Chroniques financières journalières de Thomas :
www.investir.ch/auteur/thomasveillet/

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